10 conseils de Gourde pour débuter au punch needle

Comme je passe de très nombreuses heures allongée en ce moment, j’explore de nouvelles activités créatives (bah oui, on peut pas coudre couchée, c’est naze). Aujourd’hui, nous allons parler punch needle !

Je vous livre ici mes premières impressions de Gourde puncheuse, qui n’ont rien d’un avis d’expert, mais qui pourront peut-être vous aider si vous voulez vous lancer. Je vous avoue qu’en recherchant des infos pour débuter sur internet, j’ai été un peu agacée par les différents tutos vidéos qui présentent ça comme un truc-évident-beaucoup-trop-simple-pour-nous-les-blondes, sans jamais te parler des difficultés que tu vas rencontrer. Alors comme on est entre Gourdes, j’en profite !

C’est ma Sista Flo (alias By The Way) qui m’a offert une aiguille à puncher, elle avait bien flairé l’activité de feignasse sous la couette ! Merci Flo !

Punch needle, kesaco ?

C’est une aiguille un peu magique qui permet de broder en point avant, en point de bouclette ou point de satin (points droits alignés très rapprochés). Pas besoin de savoir broder, c’est l’aiguille qui s’occupe de tout !

Très spontané, c’est un peu comme du coloriage, sauf qu’on fait de petits points avec une aiguille, toujours sur l’endroit de l’ouvrage. Sur l’endroit, ça fait des points droits, sur l’envers de petites bouclettes. Selon l’épaisseur de laine qu’on utilise, on peut créer des effets de relief. On peut aussi choisir de puncher à l’envers, pour avoir les bouclettes sur l’endroit.

J’ai commencé un projet de portrait de lion pour la chambre de Bébé Gourde avec une belle crinière de bouclettes. Groooaar !

1 – Le bon punch needle, tu trouveras

Sans surprise, il te faudra une aiguille à puncher ! Il y en a à tous les prix, et de toutes les tailles.

Attention toutefois à bien regarder le diamètre de l’aiguille et son chas. Pour que la broderie se fasse, il faut que la laine passe à l’aise dans le punch et dans le chas de l’aiguille. Voilà donc un élément assez déterminant à avoir en tête lors de l’achat du punch needle. Plus la laine est épaisse, plus l’aiguille devra avoir un gros chas (miaou). Et ça, la Gourde, elle l’avait pas bien compris avant de commencer ! J’y ai passé toutes mes laines, jusqu’à en arriver à un fil à broder relativement fin. J’ai donc obtenu quelque chose d’assez éloigné de mon idée de départ d’un punch en relief et un peu « poilu ».

Certaines aiguilles à puncher ont des aiguilles montées sur des embouts qui permettent de changer le diamètre. C’est le cas des deux que j’ai, mais pour l’une des deux, les embouts ont tendance à bouger, voire à se détacher dès qu’on retire l’aiguille de la toile. Du coup, bof bof…

Celle avec laquelle j’ai punché le minet vient de chez Perles and Co, elle coûte 8,90€. Elle est vendue avec trois aiguilles différentes ( 3 tailles d’aiguilles différentes (1.3 mm, 1.6 mm, 2.2 mm).
Punch Needle Aiguille à broder interchangeable - Outil de tissage/broderie magique

Je vois sur leur site qu’il est existe des plus épaisses, avec trois embouts diamètre 2 mm – 2.5 mm et 3 mm) à peu près au même prix, permettant de puncher de la laine taille 10mm. Ça peut être pas mal !
Punch Needle - Outil de tissage et broderie magique
Sinon, il y a l’option bois chez DMC mais les embouts ne sont pas interchangeables. Plus solide. Plus facile à enfiler.  Mais pas adaptable. Pour le double du prix, à voir !
Punch Needle DMC taille 10 Regular - Outil de tissage et broderie magique

 

2 – La bonne toile, tu utiliseras

Deuxième raison de prise de tête : le choix de la toile. J’avais pris de la toile à broder, comme recommandé sur beaucoup de sites. Bilan : les « trous » sont assez espacés et avec mon fil un peu fin, ça ne donnait rien de bon. J’ai donc du piquer aussi entre les trous, ce qui était peu délicat vu la tension des fils sur cette toiles là ! En gros, plus ton fil est fin, plus le maillage que tu utilises doit être fin.

J’ai retenté le coup sur du lin que j’avais à l’Atelier (et vous voyez le début de mon lion – la photo n’est pas très bonne, mais je l’ai prise à contre jour pour que vous voyez bien le maillage du tissu) c’est beaucoup mieux passé ! L’aiguille pénètre mieux dans le tissu, par contre, c’est plus lâche. Il faut donc retendre la toile souvent dans le cercle à broder.

Sinon on peut aussi utiliser de la toile de jute tout simple. J’ai vu ce conseil à sur quelques blogs, et en plus c’est meilleur marché ! Grande toile de jute 100x200 cm pour broderie, punch needle & couture x1

3 – L’aiguille, tu régleras

La plus part des aiguilles sont réglables en longueur – sauf certaines en bois. On peut choisir la taille des bouclettes sur l’envers en vissant ou dévissant la vis en haut du tube. Des bouclettes un peu longues pour commencer me paraissent être une bonne idée. Gourditude, es-tu là ?

Comme une photo vaut mieux qu’un long discours, ici le réglage des boucles longues, aiguille sortie au max :

Ici le réglage minimal des boucles (vous voyez la partie haute du stylo qui est sortie, avec les graduations)

4 – Vers l’avant, tu iras

Ah oui, il est temps que je vous donne la règle d’or ! Pour faire un point, on plante l’aiguille, on la retire doucement et on la replante un peu plus loin, de la droite vers la gauche. Attention à bien affleurer le tissu avec l’aiguille, sinon  tu tires sur le fil et tout se défait. Je l’écris, mais tu le verras bien par toi même ! Allez, ça va, c’est la seule difficulté du punch needle !

Pour avancer, on a le chas de l’aiguille vers l’arrière, le biseau à l’avant, aiguille toujours bien à la verticale. Quand on veut tourner, il est plus simple de faire pivoter le tambour que de tourner l’aiguille.

 

5 – De la laine, tu te soucieras

Autre conseil pour bien avancer : toujours avoir de la laine déroulée de la pelote. Sinon, ça tire sur le fil et nos fameuses bouclettes ne se font pas.

Pour commencer, dès le premier point, je te conseille de planter l’aiguille, de tirer le fil sur l’envers jusqu’à le faire sortir et de faire un nœud. Et hop, on est prêt à commencer. Pareil quand on s’arrête : C’est bien d’attraper le fil côté envers et de le tirer vers le bas au moment où on remonte l’aiguille et qu’on coupe le fil. On retire l’aiguille, on tire encore un peu sur le fil, et le voilà rentré sans effort. Je vous dis ça, car j’ai passé du temps à retrouver sur quelle bouclette tirer pour faire rentrer mes fils.

Avec cette technique, pas de soucis pour changer de couleur ou reprendre à un endroit où il manque un peu de fil.

Je vous montre le chantier sur l’envers :

Et une fois les fils coupés, on y voit un peu plus clair ! Rien sur l’envers au niveau du museau du chat, pourtant il y a bien du fil de l’autre côté…

6 – La trame, tu suivras

C’est  plus simple de prévoir un motif assez rectiligne pour commencer, ça permet de suivre les « lignes » du tissu et d’avoir un rendu un peu plus régulier. Si tu veux remplir toute une surface, comme ici le chat, on va des bords extérieurs vers l’intérieur. Pour le fond, j’ai choisi de faire des lignes horizontales, en suivant le maillage de la toile, c’est sans doute plus simple pour commencer et obtenir un motif plus régulier.

7 – La toile tendue, tu garderas

Avec la pression de l’aiguille sur la toile, tout à tendance à se détendre. Il faut donc régulièrement tirer sur la toile pour la retendre dans le cercle à broder.

8 – Même pas peur, tu auras

Bah non, c’est tellement facile à défaire que quand on se plante, on a juste à tirer sur le fil et tout se défait comme par magie ! Bon… ça marche aussi quand tu tires un fil par erreur ou que tu laisses traîner ton punch sur la table basse et que des petites mains s’en emparent. Mais t’avais qu’à ranger tes affaires, na !

9 – Ton œuvre, tu fignoleras

J’ai un beaucoup de mal à trouver des infos sur la façon de finir son ouvrage, terrorisée à l’idée que tout puisse se défaire d’un simple coup de griffe. J’avais lu sur quelques blogs qu’on pouvait bloquer tous les fils sur l’envers avec un pistolet à colle, mais c’est une technique qui me déplaît car pas à la hauteur d’un ouvrage fait main. Franchement, après s’être embêtée à faire un truc clean sur l’endroit, des finitions au pistolet à colle, c’est une grosse blague !

Heureusement, il existe d’autres solutions : la plus rapide consiste à pulvériser de la laque à cheveux, mais je doute de l’efficacité de la chose ? (si vous avez essayé, n’hésitez pas à mettre votre ressenti en commentaire!).

Autre solution, efficace, mais très lente : repasser un fil dans chaque bouclette = finir son ouvrage un an après. Avec une technique de broderie aussi rapide,  j’ai du mal à me faire à l’idée que je vais passer plus de temps sur les finitions que sur l’ouvrage lui-même. Mais c’est sans doute parce que je suis une grosse feignasse.

Reste la solution du thermocollant, appliqué sur l’envers de la toile. C’est la technique que j’ai choisie. Elle s’applique bien à mon ouvrage car j’ai peu de volume, le fer à repasser ne donc nuit pas trop à l’ensemble.

 Cercle à broder retiré, on se rend compte que ça fait une belle épaisseur !!

J’ai thermocollé l’envers…

…et remis l’ouvrage dans le cercle, puis coupé l’excédent de tissu :

et hop, c’est finiiii !

10 – Plaisir, tu te feras

Car c’est bien là l’objectif ! Alors pas de prise de tête ! Si vous saturez, laissez votre ouvrage de côté et reprenez-le le lendemain !

***

Voilà ! Je pense avoir fait le tour de toutes les aventures que j’ai rencontrées lors de ce premier ouvrage au punch, j’espère que ça vous servira si vous aussi, vous souhaitez vous lancer !

Si vous avez des conseils à donner aux autres Gourdes qui liront ce post, des précisions à ajouter ou des questions, n’hésitez pas à écrire un commentaire juste en dessous ! Comme ça tout le monde en profitera !

Bon punch à toutes 😉

 

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