Quel matériel pour se mettre à la couture ?

Bonjour les Gourdes !

Aujourd’hui, un article un peu spécial sur le matériel de mercerie pour donner un coup de main à toutes celles qui se lancent en couture, et vous livrer mes astuces de Gourde pour utiliser les bons outils sans devoir offrir un rein à sa mercerie préférée. Oui, on aime y passer du temps, mais si on peut ne devoir appeler la banque après chaque passage en caisse, c’est bien aussi !

Notez que cela n’a rien d’une liste exhaustive, c’est simplement un descriptif du matériel de mon atelier. N’hésitez pas a ajouter vos trucs et astuces en commentaires en dessous de cet article pour partager vos astuces !

COUPER

Il vous faudra des ciseaux à tissu, des ciseaux ordinaires pour papier et de petits ciseaux pour les tâches plus précises.

Voilà une partie de ma collection de ciseaux, les plus importants sont ceux du milieu :

Les ciseaux dorés sont mes ciseaux chouchous ramenés d’Inde dont je me sers tous les jours. Ils ont tout ce que je demande à une paire de ciseaux : une bonne prise en main, pas trop lourds, une lame assez longue et surtout : ils coupent super bien. Vous êtes nombreuses à m’écrire pour savoir où en trouver. Il y en a sur Ali Baba.

Ceux en dessous sont ceux que l’on trouve chez Lidl, en pack avec ceux juste en dessous qui me servent pour le papier. Notez la différence des rubans attachés. LA règle numéro un : c’est que le ciseaux de tailleur ne servent qu’à couper du tissu. Autrement dit : on fait une annonce publique ferme mais claire à toute la famille/ses collocs : « Si je te vois couper du papier avec mes ciseaux de couture, je te découpe TOUS tes habits. Compris ? »

Mais revenons à nos ciseaux Lidl…Pour 7 € le pack de trois paires (il y aussi de petits ciseaux), c’est un bon rapport qualité prix. On en trouve aussi de bonne qualité depuis Fiskars (le top du top) à des ciseaux entrée de gamme honnêtes (ceux que j’utilise en atelier par exemple).

Tout en bas, au milieu, le dernier arrivé à l’atelier : un cutter rotatif de chez Clover. J’en suis ravie ! J’ai commencé à m’en servir la semaine dernière, pour couper de la viscose, du jersey et du néoprène doublé polaire. A chaque fois, un vrai plaisir : la coupe est précise, fluide et facile. Il faut quand même prendre le coup de main, pour bien faire sa découpe en une seule fois, avec un geste fluide. Ça ne supporte pas trop de faire des aller-retours comme on le ferait avec une roulette à pizza.

J’ai acheté 4 tapis de découpe chez Action que j’ai scotché entre eux pour avoir un très grand tapis (60 x 84 cm). C’est bien pratique et à 1,79€ le tapis, c’est imbattable ! Par contre il est un peu difficile à ranger, alors je le mets par terre sous ma table de découpe.

A gauche : mes ciseaux de tailleur indiens, une vraie pièce de collection ! Ils me servent pour couper les tissus épais. Heavy duty only. Les ciseaux juste à côté sont les ciseaux de ma grand-mère. Pour les zieux de lynx, c’est eux qui sont sur mon logo, petit clin d’œil à la génétique familiale qui s’exprime en moi sur le tard.

A droite, un coupe fil, bien pratique. En dessous : des petits ciseaux achetés chez Action. Qualité assez moyenne mais ça fait le job.

TRACER

S’il ne fallait en garder qu’une, ce serait la grande règle à patchwork tout en haut. Elle mesure 60 x 15 cm, et est graduée tous les centimètres dans les deux sens. C’est très pratique pour tracer de beaux angles droits et avoir de belles parallèles.

En dessous, un perroquet, qui permet de tracer des courbes, surtout utilisé pour le patronage de vêtements, donc peu utile si on suit pas à pas des patrons déjà tracés sans les modifier. On peut aussi utiliser des pistolets, équivalents.

La petite règle jaune, la règle japonaise, est la cousine de la grande tout en haut : 30 x 3 cm. Utile pour rajouter des marges de couture à un patron rapidement. Il en existe des souples de taille moyenne 50 x 5 cm, un bon compromis entre les deux.

Deux règles en métal : un réglet de 20 cm et une grande règle de 50 cm. L’intérêt du métal est qu’elles ne se déforment pas avec le temps.

Et bien sûr … un mètre ruban ! Les merceries ne manquent pas d’idées pour nous faire craquer sur des mètres fantaisie auto-enrouleurs, mais on peut très bien se contenter de la base. Il y en a souvent chez Emmaüs.

Niveau papier, on trouve des rouleaux de papier à patronner en mercerie, uni ou à carreaux. Tout dépend de ce que cousez. Si vous êtes surtout sur des accessoires, ça vaut le coup d’avoir un rouleau de papier quadrillé pour avoir de beaux angles droits.

ECRIRE

C’est peut-être là que se cachent les meilleures astuces, ouvre l’œil petite Gourde !

J’ai longtemps cherché des façons de pouvoir tracer des traits fins sur des tissus de toutes les couleurs sans les tacher. Pas simple. J’ai commencé par la classique craie de tailleur, en bleu en bas. Le souci, c’est le les traits ne sont pas très précis. C’est tellement fragile que toutes mes craies ont fini en mille morceaux !

Je me suis donc tournée vers un porte craie, tout en haut, avec une recharge de craies + un taille crayon. C’est pratique de pouvoir changer de couleur et de tailler la craie. Mais peu pratique sur certains tissus, avec toujours un risque de craie qui ne part pas au lavage. Grrr…

C’est là que les stylos Frixion de Pilot font leur entrée. Ce sont des stylos d’écoliers qui s’effacent à la chaleur du fer. Magique donc, mais à utiliser sur l’envers du tissu, en étant bien sûre que cela ne tâche pas. A éviter sur les tissus fragiles donc. D’autant plus qu’on sait que l’encre peut ressortir blanche au froid. Ils existent de toutes les couleurs, et en différentes épaisseurs.

Le petit truc de la Gourde, c’est la savonnette, en bas à droite. Une savonnette toute bête, usée juste ce qu’il faut pour être assez fine. Particulièrement utile sur les tissus foncés, elle a l’avantage de partir au lavage à coup sûr. Pas mal, hein ?

Dernière astuce de Gourde, le stylo double, au milieu. Les deux mines de stylos sont écartées d’un centimètre exactement, ce qui permet de rajouter facilement les marges de couture à un patron qui n’en a pas. Faites quelques essais avec différents stylos pour avoir exactement 1 cm entre les deux. Au besoin, augmentez leur circonférence en enroulant du masking tape autour de l’un des deux.

ÉPINGLER

On attaque la dernière étape… les trucs pointus !

Bien sur, il vous faudra des épingles, pour maintenir le tissu au papier ou bien les tissus ensemble au moment de les assembler. Il en existe de différentes sortes : des épingles en acier à tête fine comme sur mon coussin, aux épingles aux têtes colorées. Si vous voulez des épingles avec une grande tête, prenez des épingles à têtes de verre. Elles ont l’avantage de pouvoir être repassées sans risquer de fondre au passage du fer. Oups…

Les pinces, en haut à gauche, sont bien pratiques pour tout ce qui est couture du jersey.

J’ai aussi des épingles à tête jaune, juste en dessous, qui sont extra longues. Pratique quand on a de grandes épaisseurs à épingler.

En bas à gauche, un tourniquet à canettes. Assez peu esthétique, un peu cher mais très utile : il permet de maintenir 36 canettes dans avoir des canettes qui traînent partout et des fils qui s’emmêlent. 36 canettes, me direz vous ? Oui, quand on achète une machine à coudre, je vous conseille d’acheter aussi des canettes compatibles. Allez en mercerie avec une canette témoin pour être sûre de trouver la canette qui convient. J’en profite vous dire que c’est assez contre productif d’enrouler différentes couleurs de fil sur une même canette. Ne faites pas les innocentes, je sais que vous êtes nombreuses à le faire… Ce n’est jamais le bon fil qui sera sur le dessus, et c’est juste bon pour faire des nœuds, alors autant éviter ! Tant qu’on est au rayon « coup de gueule », achetez du fil de bonne qualité : Gutterman, DMC, … et laissez les kits de fils de à bas prix de Lidl ou ailleurs là où ils sont, ils sont bien mieux au magasin que dans votre machine.

On termine le chapitre avec les aiguilles : Équipez-vous d’une boite d’aiguilles universelles, ça sert toujours. Prenez un panaché de tailles (70 à 110). Pensez aussi aux aiguilles spécialisées si vous avez des missions spécifiques (jeans, jersey, cuir, …)

Vous êtes encore là ?

Piouf, ça en fait des choses ! On s’étonnera du bazar qui peut régner dans mon atelier avec tout ce matériel… !

Et vous, quels sont vos accessoires chouchous ? Des conseils ou des astuces à donner à quelqu’un qui débute en termes de mercerie ?

 

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