Un manteau pour deux

Vu la vague de froid qui déferle sur nos pauvres orteils en manque de sable chaud, c’est le moment idéal pour vous présenter mon manteau de grossesse.

Je suis partie d’un manteau acheté dans un magasin d’usine Next il y a dix ans en Angleterre. Avec son air de cape et ses fronces un peu partout, j’ai facilement pu y loger mon gros bidon. Avec l’aide de Sabine, j’ai relevé le patron, allongé la bête de quinze bons centimètres et taillé les devants en triangle pour qu’ils se croisent d’avantage.

Petite astuce de sioux pour relever un patron : épingler la pièce que l’on veut relever sur un morceau de papier calque, lui même posé sur la table à repasser. Il suffit de piquer sur les contours de la pièce avec une épingle pour perforer le calque dessous. Il n’y a plus qu’à repasser au feutre sur les trous et le tour est joué.

Chouette, une capuche ! Parfaite pour les jours de pluie comme celui du shooting. C’est ma première capuche, doublée et surpiquée, pas de difficulté particulière.

J’ai longtemps hésité avant de choisir la fermeture du manteau, ce qui fait que je me suis trimballée avec le bidon à l’air pendant deux semaines. J’hésitais entre des attaches brandebourg ou des boutons. J’ai finalement trouvé les boutons de mes rêves chez la petite mamie qui tient la mercerie du centre ville – ruthénois, si vous passez par là…

Je suis plutôt fière de mes boutonnières, pour une fois le fini est très très propre. Il m’en aura fallu du temps pour dompter le mode boutonnière sur ma MAC !

Le manteau est entièrement doublé à grands coups de nœuds au cerveau. J’ai réussi le montage du premier coup – comme quoi, fallait pas désespérer, c’est le métier qui rentre. Le tissu provient de mon stock d’Inde.

Alors oui… il y a du passepoil aux manches… ça a été toute une histoire. Quand j’ai coupé mon tissu, gentiment offert par Tata Agnès (coucou Tata!), j’étais persuadée d’avoir un métrage suffisant. Mais comme je suis une Gourde, je n’avais pas fait attention au sens de coupe du tissu, car en plus du droit fil, il fallait se soucier du « sens des poils ». Au moment de couper les manches, catastrophe, plus assez de tissu !

Note pour la prochaine fois : épingler toutes les pièces au tissu au lieu de se la jouer « mais nan, c’est bon, ça passe laaaarge ! »

Résultat, une des deux manches est coupée et posée à rebrousse poil, et j’ai du ruser pour allonger les manches avec du passepoil et une bande supplémentaire de tissu. Au final, ça rend pas mal, et quand on est une fan du combo passepoil et fronces comme moi, ça peut même passer pour un truc fait exprès !

Allez, sans rancune,

et vive les Gourdes !

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9 réflexions au sujet de « Un manteau pour deux »

  1. je vois que l’on peut t’offrir du tissu….tu en fais de belles choses!!!!Bravo et aussi bravo pour les belles boutonnières, pas passepoilées….mais belles quand même!

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